« In France, every three days, a woman dies under the blows of her spouse or ex-spouse ».
- Pourquoi, malgré les mesures prises depuis le Grenelle des violences faites aux femmes, les féminicides ne diminuent-ils pas ?
Selon un recensement de « Ouest-France », 104 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2022, 106 selon le décompte du collectif « Féminicides par compagnon ou ex » …
Le phénomène du féminicide est en fait plus important, car le terme de « féminicide » s’étend au meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe.

Peu importe le monde de comptabilisation, derrière ces chiffres se cachent des drames, des vies et des familles brisée !
Pour lutter contre ce fléau sociétal qui touche tout les milieux, il faut en cerner le mécanisme. C’est l’objet de l’enquête menée par la rédaction de « Ouest-France » tout au long de l’année 2022.
Quelques données intéressantes à retenir :
- Où les féminicides ont-ils eu lieu ?
Les féminicides ont été commis partout en France (Marseille, Roubaix, Mulhouse, Saint-Nazaire, Nouméa, …), comme on peut voir sur la carte ci-dessous.
- Y a t-il une tranche d’âges plus touchées par les féminicides ?
En 2022, les femmes âgées de 30 à 39 ans sont majoritairement les plus touchées avec 28 victimes sur 104, soit près de 27 % des faits. C’était déjà le cas en 2021 et en 2020 avec respectivement 43 % et 40 % des victimes dans cette tranche d’âge, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur rendus publics dans une étude sur les morts violentes au sein du couple, qui utilise toutefois une méthodologie un peu différente.
- A quelle période de l’année compte-on le plus de féminicides ?
En moyenne, 8,5 féminicides sont recensés par mois soit une femme tuée tous les 3,5 jours par son conjoint ou ex-conjoint. En 2022, le mois d’août a été celui où le nombre de féminicides a été le plus important avec 14 faits. Enfin, près de 30 % des meurtres ont lieu le week-end, le vendredi étant le jour de la semaine le plus meurtrier entre conjoints et ex-conjoint.
Une meilleure connaissance des circonstances des passages à l’acte doit permettre de mettre en place une politique et des moyens humains et financiers adaptés.
Pourquoi la France, pays des droits de l’homme, ne parvient-elle pas à endiguer ce fléau ? Met-elle vraiment les moyens à la hauteur des violences faites aux femmes ? Pourquoi ne prend-t elle pas exemple sur des pays comme l’Espagne qui ont vu le taux de féminicides diminuer de façon notable ou significative ?




